La santé

Que disent les scientifiques

au sujet des sons émis par les éoliennes ?

 

 

L’Académie médecine confirme que les éoliennes provoquent une maladie nommée le «  syndrome des éoliennes  »

 

Il se caractérise par une atteinte visuelle, sonore et psychologique.

 

Dans son rapport  publié le 9 mai 2017(1) L’Académie de Médecine a bien conclu que les éoliennes portent gravement atteinte A LA SANTE ET AU BIEN - ÊTRE des habitants,  ce qui se manifeste par:


Des troubles auditifs: le bruit généré par l’éolienne se compose en partie d’infrasons. Inaudibles par l’humain, ceux-ci ne font pas plus de bruit que le battement du cœur transmis dans notre corps par l’oreille interne. Mais en provoquant « des phénomènes de résonnance dans les cavités thoraciques ou de pulsations ressenties », ces infrasons peuvent se traduire en vibrations, constantes donc entêtantes ;

 

Une fragilité visuelle : la stimulation lumineuse fractionnée à cause de la rotation des pales peut induire un risque épileptique. Les clignotements des feux de signalisation viennent aussi perturber le confort visuel des personnes fragiles ;

 

- Une sensibilité psychologique se manifestant par l’altération de la qualité du sommeil, des épisodes de stress, de dépression, d’anxiété, des troubles de la mémoire, une perte d’intérêt pour autrui, une baisse des performances professionnelles.

 

En demandant de prendre des mesures immédiates pour protéger en urgence les riverains l’Académie propose aussi de lancer   une étude épidémiologique nationale sur les nuisances répertoriées pour étudier à grande échelle l’impact de ce « syndrome des éoliennes ».

 
 
 

Il est donc tout à fait légitime de se pencher plus sérieusement sur le sujet !

 

 

Nicole Lachat, une biologiste suisse, a recensé dans une étude les recherches indépendantes réalisées par des médecins, des biologistes et des acousticiens.

Selon elle, le bruit provoque des « effets néfastes avérés sur la santé, et ces effets ne sont pas seulement auditifs ».

 

 

Les éoliennes provoquent deux sortes de bruit :

  • un bruit audible

Au niveau de la nacelle, celui-ci atteint 120 décibels, à comparer avec la puissance sonore d’une boîte de nuit (95 à 105 db).

A 300 mètres, il est d’environ 45db.

 

« A des vitesses ne dépassant pas 15 m/s, les pales émettent le même genre de bruit qu’un planeur. Des vitesses plus élevées créent des turbulences autour des pales qui émettent alors des bourdonnements. De surcroît, à chaque passage de la pale sur le mat, un “wouf” est émis. »

 

  • un bruit inaudible : les infrasons

on ne les entend pas mais le corps les perçoit.

Certains chercheurs pensent que ces sons, puisqu’on ne les entend pas, sont sans danger pour la santé.

Mais d’autres, de plus en plus nombreux, soutiennent au contraire que les infrasons produits par les machines sont nocifs pour les riverains et sont à l'origine de différents symptômes bien connus : le syndrome éolien. 

 

Le syndrome éolien 

 

Le Docteur Nina Pierpont a mis un mot sur les souffrances des riverains liées aux nuisances sonores : le syndrome éolien.

Elle a mené une recherche auprès de 38 habitants vivant juste à côté d’éoliennes industrielles et dont les symptômes se sont développés après la mise en service des engins. L’échantillon est certes faible, mais l’étude est plus qualitative que quantitative.

Elle a constaté plusieurs symptômes récurrents chez ses sujets :

  • troubles du sommeil

  • maux de tête

  • acouphènes (bourdonnements ou tintements dans les oreilles)

  • sensation d’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oreille

  • vertiges (étourdissements et sensations d’évanouissement)

  • vertiges (sensation du corps ou de la pièce qui tourne)

  • nausées

  • troubles de la vue

  • tachycardie (accélération des battements du cœur)

  • irritabilité

  • problèmes de concentration et de mémoire

  • angoisses associées à des sensations de palpitations ou de frémissements internes, surgissant pendant l’éveil ou le sommeil.

L’apparition des symptômes n’est pas immédiate. Les personnes s’exposant quelques heures aux éoliennes ne sont pas affectées. Ils ne concernent donc que les individus en contact permanent avec les turbines. Parmi les riverains, les enfants et les personnes âgées sont les plus exposés au syndrome éolien.

 

 

8.000 éoliennes d’ici 2020...

 

En France, la distance minimale d'implantation entre une éolienne industrielle et une habitation est de 500 mètres.

 

De nombreux chercheurs préconisent d’augmenter cette distance.

D'après les études menées par ces différents chercheurs,un certain consensus semble se dessiner autour d’une distance minimale de 1,5 à 2 km. 

 

Face à des éoliennes toujours plus hautes, à titre comparatif, en Allemagne, la Bavière utilise la formule des 10*H : les riverains ne peuvent pas se trouver dans un rayon inférieur à 10 fois la hauteur totale de l'éolienne.

Dans le cas présent, ceci voudrait dire 10*180 mètres... soit des éoliennes à 1.800 mètres minimum de la première habitation... Nous en sommes bien loin !... 

 

Face aux résistances de plus en plus virulentes des riverains, la nécessité d’études sur le long terme pour connaître ces effets durables devient urgente. D’autant que l’éolien se développe considérablement en France.

 

L’objectif affiché du Grenelle de l'Environnement est d’atteindre 8.000 éoliennes d’ici 2020. Aujourd’hui, on en compte environ 3.500.

 

 

 

Sources :